CONTRIBUTION À l' HISTOIRE DE l' HUMANITÉ

 

    Ce début de lecture de l'art pariétal est à l'origine de la création des Editions Trégastel, qui se donnent pour objectif de publier des livres traitant de l'évolution (au sens de Darwin) du psychisme humain, depuis l'apparition en Ethiopie du premier représentant du genre homo, il y a environ 2 500 000 ans, jusqu'à la sédentarisation dans l'espace franco-cantabrique, c'est-à- dire jusqu'à la cessation de l'art pariétal, il y a environ 10 000 ans.

    Le domaine d'investigation est vaste, aussi nous procèderons du plus proche vers le plus lointain, et nous nous limiterons, en un premier temps, à l'art pariétal dans l'espace franco-cantabrique. En un second temps, nous nous intéresserons aux différentes acquisitions cognitives qui ont précédé l'art pariétal (l'arc, le feu, la compréhension des quatre points cardinaux etc.) ; bref, nous nous intéresserons à ce qui se passait dans la tête (et dans le cœur) d'homo, et plus particulièrement de femina habilis.

    La psychologie du genre homo actuel (depuis la sédentarisation) commence (ce serait une erreur de penser qu'il n'y a plus rien à découvrir) à être assez bien connue, grâce à Freud, mais les freudiens ont bien du mal à nous expliquer ce qu'elle était avant la sédentarisation, malgré les  250 000 témoignages que nous ont laissés nos prédécesseurs immédiats dans les Grottes de l'espace franco-cantabrique, 1/4du Sud-Ouest de la France et 1/4 du Nord-Ouest de l'Espagne, tel un grand pays basque. 

    Comment (et pourquoi ?) un psychologue (freudien) peut-il proposer un début de lecture de l'art pariétal là où les préhistoriens et les psychanalystes n'y sont pas parvenus ? Pour cela, il faut faire l'hypothèse que le psychisme a évolué (au sens de Darwin), concomitamment à l'évolution biologique, mais indépendamment d'elle.

 

    Le psychique de l'individu évolue tout au long de son existence, de sa naissance à sa mort. C'est ce que les psychologues et les philosophes appellent l'ontogenèse. Ce sont les avatars de cette part individuelle qui, en principe, devraient être explorés au cours d'une psychanalyse.

    La phylogenèse concerne l'évolution psychique de l'espèce humaine, de l'apparition du premier de ses représentants jusqu'à nos jours. 

    La phylogenèse est donc commune à tous les individus, l'ontogenèse est propre à chaque individu.

    Le psychisme de chaque individu partage donc une part commune avec tous les autres individus de son espèce, sur laquelle se développe tout au long de son existence une part qui lui est propre (nous retrouvons là la question controversée des archétypes, réexaminée par Freud dans "L'homme Moïse et la religion monothéiste", irrésolue jusqu'à présent, à l'origine de ce livre, et donc des Éditions Trégastel).

    L'art pariétal (dont le contenu était jusqu'à présent incompréhensible à l'homme moderne) nous permet, dans une certaine mesure, d'avoir accès à la phylogenèse, de même que nos propres rêves (dont le contenu nous est incompréhensible, lui aussi) dont la formation rappelle irrésistiblement celle de l'art pariétal (il en sera donné plusieurs exemples : à ce jour, la PALÉOPSYCHOLOGIE permet de rendre compte de sept objets mobiliers et (partiellement) d'une figure de l'art pariétal ; sur les 250 000 documents que nos ancêtres nous ont laissés dans les grottes de l'espace franco-cantabrique, c'est peu, mais une porte a été ouverte et un seuil a été franchi).

    Hypothèses :

    1) Est-il possible que le psychisme ait évolué (au sens de Darwin) au cours du temps, depuis l'apparition du premier des représentants du genre homo, il y a 2 500 000 ans, jusqu'à nos jours ? (répondre par la négative à cette question reviendrait à nier l'évolution biologique constatée par les paléontologues humains, notamment en ce qui concerne le volume de la boîte crânienne : habilis, erectus etc.).

    L'art pariétal (ou le rêve) peut-il mettre en évidence, même partiellement,  une telle évolution (au sein d'une même espèce : sapiens, ce qui suppose que l'évolution psychique évolue à un rythme différent de l'évolution physique, et selon d'autres lois) ?

    2) Est-il possible que le langage nocturne du rêve actuel ait été le langage diurne des préhistoriques comme semble le suggérer l'art préhistorique et qu'au début était la métaphore (c'est ce point, extrêmement troublant, qui impose d'envisager une évolution psychique, au sens de Darwin) ? Freud nous propose une explication à la formation du rêve, qui emporte l'adhésion. Mais est-elle la seule ? Ce processus ne serait-il pas surdéterminé ?

    Tout ceci est à confirmer, mais c'est une bonne base de départ pour l'étude de la PALÉOPSYCHOLOGIE (ce que Freud appelait la phylogenèse) : le "Faon aux oiseaux" du Mas d'Azil nous ouvre une porte vers une meilleure compréhension de la vie sociale de nos ancêtres directs et peut être considéré comme la "Pierre de Rosette" de la préhistoire et la preuve qu'une évolution psychique a eu lieu lors de la sédentarisation.

    C'est la sommation des exemples auxquels se réfère Darwin qui valide sa théorie.

    Ce sera la sommation des explications satisfaisantes qui validera la théorie de l'évolution du psychisme humain. Huit explications sur 250 000, c'est trop peu pour valider cette hypothèse, mais c'est un début prometteur.

    Je note toutefois que j'ai eu besoin de ces hypothèses pour comprendre une (toute petite) partie du vocabulaire oral des préhistoriques (seulement cinq mots - à partir d'une représentation visuelle , grâce à une "image-son", comme sur les parois des pyramides - dont je n'ai pas encore la prononciation ; l'aurons-nous un jour ? Je le crois, je l'espère, je le pense : ce sera probablement du proto-basque), ce qui m'incite à poursuivre dans cette voie.

    La psychoanalyse freudienne est l'aboutissement d'une longue évolution du psychisme humain.

    La PALÉOPSYCHOLOGIE ne s'oppose pas à la quête freudienne (l'analyse de la psychologie actuelle), mais tente de la poursuivre.

    Le paléopsychologue ne dit pas "le contraire de ce que dit Freud", il dit la même chose que lui, mais autrement.

     Se trouvera-t-il des téméraires pour l'accompagner dans cette recherche ?

 

    

 

QUATRIÈME DE COUVERTURE

 

« J’entrevois, dans un avenir éloigné, des routes ouvertes à des recherches encore bien plus importantes : la psychologie sera solidement établie sur la base si bien indiquée par M. Herbert Spencer, c’est-à-dire sur l’acquisition, nécessairement graduelle, de toutes les facultés et de toutes les aptitudes mentales, ce qui jettera une vive lumière sur l’ORIGINE de l’homme et son histoire ».                                                                                                                                                                                                                                                                   Charles Darwin

     in « L’origine des espèces… », 6éme édition, page 574 d’un livre qui en compte 576 ! C’est donc bien là, en 1872, la conclusion ultime de Darwin, son testament scientifique (les mots soulignés, rayés, en majuscules ou en gras l’ont été par moi).

 ***

    C’est avec une grande lucidité (et une rare humilité) que Darwin explique en fin d’ouvrage (quoi qu’il lui en a coûté) que sa théorie ne sera jamais achevée - si tant est qu’elle le soit un jour sans une théorie de l’évolution psychique (nous verrons que l’évolution psychique est concomitante mais indépendante de l’évolution physique et que ces deux évolutions, distinctes, ont été inextricablement liées). Ceux qui lisent Darwin ne lisent pas Freud et ceux qui lisent Freud ne lisent pas Darwin ; les uns et les autres sont hémiplégiques, c’est pourquoi on est tout surpris que ce travail nous échoie, car, à bien y regarder, tout cela aurait dû être dit depuis fort longtemps.

    Voici donc, 150 ans après le vœu ultime de Darwin, et 100 ans après Freud (la science progresse lentement…), un livre de psychologie qui s’intéresse à la phylogenèse psychique du genre homo.

    Ce livre voudrait être à la psychologie humaine ce que « L’origine des espèces… » est à la paléontologie.

    Qu’il n’atteigne pas cet objectif n’étonnera personne (et surtout pas son auteur !).

    Il s’inscrit dans la droite ligne de Darwin ET de Freud, qui se penchèrent sur notre passé, chacun dans sa discipline, séparément donc ; le premier pour ce qui concerne l’évolution physique (la phylogenèse physique) d’espèces aujourd’hui disparues, le second pour ce qui concerne la psychologie des individus (l’ontogenèse psychique) DEPUIS la sédentarisation.

    Aucun des deux n’a eu accès à la période mise à jour par les paléontologues humains (Habilis, Erecta, etc…; de même, ils n’ont pas eu accès au travail des préhistoriens (Lascaux, Chauvet, etc.).

    Nous étudierons donc l’évolution du genre humain, et donc, dans un premier temps, la phylogenèse physique (l’évolution physique du genre homo, de l’apparition de la première de ses représentantes à nos jours) et, dans un second temps, la phylogenèse psychique (l’évolution psychique du genre homo, de l’apparition de la première de ses représentantes jusqu’à la sédentarisation ; ces deux évolutions sont indissociables, mais distinctes) tout au long de cette longue “fenêtre“ de 2 500 000 ans à laquelle ces deux patriarches de l’humanité n’ont pas eu accès. Pour cela, nous nous appuierons sur l’art pariétal (à la frontière de l’évolution psychique de Sapiens, sans que pour autant il y ait eu évolution physique), qui n’est pas aussi obscur qu’on a bien voulu le dire : pour l’heure, nous donnerons lecture du « Faon aux oiseaux » du Mas d’Azil et de la « Scène du puits » de Lascaux, réputés illisibles.

    Cette étude nous amènera à préciser le rôle des femmes en préhistoire (et plus précisément celui des Mères, depuis la première d’entre elles, femina habilis), ce qui nous amènera inévitablement à nous demander si le complexe d’œdipe a toujours été celui que nous connaissons aujourd’hui, et, par voie de conséquence, s’il sera toujours le même qu’aujourd’hui (pour dire les choses autrement, nous tenterons de jeter les bases de l’étude de l’évolution au sens de Darwin du psychisme humain, et donc de l’évolution - au sens de Darwin - du complexe d’œdipe : était-il le même il y a 2 500 000 ans ?). Nous nous demanderons donc si

    « Les hommes ont toujours su, de cette manière particulière, qu’ils ont eu un jour un père primitif et qu’ils l’ont mis à mort ».

                                                                                     Sigmund Freud, in « L’Homme Moïse et la religion monothéiste »,

son ultime ouvrage, qu’il tenait absolument à voir paraître de son vivant, son testament scientifique - 1939 que nous comparerons à celui de Darwin 1872 : nous tenterons de dire de quel jour parle Freud ; nous chercherons la date de cette acquisition cognitive, c’est-à-dire la date de l’acquisition de ce « savoir » dont parle Freud ; il est clair qu’avant cette acquisition, avant ce « jour » fatidique, la théorie freudienne concernant le meurtre du père est mise à mal et doit être revue et corrigée (ce qui ne change rien quant à la pratique thérapeutique actuelle puisqu’elle tente, parfois avec succès, de résoudre un conflit individuel actuel). L’art pariétal nous permettra, peut-être, de dire ce qu’il en était du complexe d’œdipe avant la sédentarisation.

    C’est donc de la confrontation de ces deux testaments (celui de Darwin ET celui de Freud) qu’il sera question ici, en nous appuyant sur les découvertes des paléontologues humains (Habilis, Erecta, etc.) ET celles des préhistoriens (Lascaux, Chauvet, etc.), ce qui nous permettra de jeter les bases d’une discipline nouvelle : la PALÉOPSYCHOLOGIE.

    Le complexe d’œdipe, tel que nous le connaissons aujourd’hui, devrait nous permettre de mieux comprendre ce qu’il fut autrefois et donc d’envisager ce qu’il sera demain (car tout donne à penser qu’il continuera à évoluer).

    Si l’état de nos connaissances ne nous permettait pas jusqu’à présent de dire pourquoi l’art pariétal a commencé, nous verrons qu’aujourd’hui nous allons pouvoir dire pourquoi il a cessé, ce qui permettra d’en rendre compte, partiellement pour l’heure.

 

***

 

PREMIÈRE DE COUVERTURE

 

CONTRIBUTION À L’HISTOIRE DE L’HUMANITÉ,

À celle de la paléontologie humaine darwinienne et à celle de la psychoanalyse freudienne.

De (from) l’ontogenèse physique À (until) la phylogenèse psychique.

De (about) la condition de la femme (ou plutôt des Mères) en préhistoire.

DE (from) l’apparition de la première d’entre elles À (until) nos jours, et plus particulièrement :

DE (from) la Grotte Chauvet, il y a 36 000 ans, À (until) la cessation de l’art pariétal dans l’espace franco-cantabrique, il y a 10 000 ans environ

ou

DE (from) la méconnaissance (qui n’est pas l’ignorance…À (until) la connaissance :

LA MÉTAMORPHOSE DE SAPIENS, 

DE (from) la chasse À (until) l’élevage et DE (from) la cueillette À (until) l’agriculture

ou

DE (from) la chenille AU (until) papillon.

La domestication du loup ET la cessation de l’art pariétal.

L’œdipe AVANT la sédentarisation.

Essai de paléopsychologie clinique, cognitive, affective et sexuelle.

Bienvenue en anthropie, ce continent sombre (et non pas noir), entrevu par Freud

et inexploré depuis.

Vers une éradication de la névrose et de la perversion, probablement apparues à la sédentarisation, qui n'ont donc probablement pas toujours existé

et qui ne sont pas des fatalités : ce livre a aussi pour but leur éradication

Les soins psychiques seront de droit et gratuits.

 

   

Les Éditions Trégastel s'attachent à comprendre la vie sociale des êtres préhistoriques à partir d'une lecture freudienne de l'art pariétal

 

    Jusqu'à présent, l’art pariétal était réputé indéchiffrable par les préhistoriens eux-mêmes.
    La 
PALÉOPSYCHOLOGIE est une discipline nouvelle qui permet de comprendre que le psychisme humain a évolué, au sens de Darwin (il n'a pas toujours été tel que nous la connaissons aujourd'hui, et donc, selon toute vraisemblance, il ne sera pas toujours tel que  nous croyons le connaître ; à n'en pas douter, introduire Darwin en psychoanalyse - freudienne ou non - fera débat...). 
    Cette notion nouvelle en psychologie psychoanalytique freudienne permet de proposer un début de lecture de l'art pariétal, un peu comme Champollion a proposé en son temps une approche qui permettait de commencer à lire les hiéroglyphes, et donc de commencer à mettre à jour la civilisation égyptienne disparue.
    De même, la PALÉOPSYCHOLOGIE nous ouvre une porte sur la plus longue civilisation de tous les temps, de -36 000 (grotte Chauvet) à -10 000 (grotte du Mas d’Azil), et permet par-là même de commencer à comprendre (partiellement pour l'heure) l'organisation sociale de nos ancêtres.
    Seul un psychologue (freudien) pouvait y parvenir, à l'exclusion des préhistoriens (qui ne sont pas psychologues : il ne fallait pas chercher à savoir ce qu'il y a sur la paroi, mais ce qu'il y avait dans la tête - et le cœur - du peintre) et des psychanalystes, ces drôles de freudiens qui lisent "L'interprétation des rêves" dans le texte original et prétendent de façon incompréhensible ne pas savoir lire l'art pariétal (car il n'y a pas de transfert à analyser en préhistoire...).
    C'est donc aussi la pratique actuelle de la psychanalyse qui est  en cause, car cette pratique (fondée sur l'analyse du transfert et non sur l'analyse de l'ontogenèse ; on peut se demander si ce n'est pas l'analyse du transfert qui interdit l'analyse de l'ontogenèse...) interdit cette lecture de la phylogenèse (ce point, lui aussi, suscitera le débat...).
    Les psychanalystes, sollicités par les préhistoriens, n'ont d'ailleurs pas pu leur venir en aide. 
  Les psychanalystes actuels sont des freudologues (souvent excellents) qui enterrent et momifient Freud dans ses écrits.

    Ils ont un gros problème théorique, ce qui n'invalide en rien leur pratique journalière (c'est ce qui les conforte dans leur égarement collectif).

    Une bonne connaissance générale de Freud, de Darwin, et de la préhistoire est donc nécessaire pour lire ce livre ; toutefois, il n'est pas nécessaire d'être spécialiste de ces questions pour le lire car il est destiné au plus grand nombre : les éléments nécessaires à la compréhension de l'ensemble sont expliqués au fur et à mesure, tout au long de la lecture (les connaisseurs de ces questions s'irriteront .
    Dans ce livre, cette approche nouvelle est étendue à l'humanité tout entière, depuis l'apparition du premier de ses représentants il y a 2 500 000 ans, jusqu'à nos jours.
    D'où le titre de cet ouvrage : "Contribution à l'histoire de l'humanité".

                                         

                                           ***

    Les Éditions Trégastel  n'ont pas vocation à dégager des bénéfices, ni à distribuer des dividendes. En lieu et place, elles se sont donné pour objectif de rémunérer correctement les auteurs dont elle retiendra les textes. Autrement dit, elles ne rémunéreront pas les capitalistes (ici, l'éditeur), mais les producteurs (ici : les auteurs).

    Déjà, au XIXème siècle, Balzac, Victor Hugo et Zola (entre autres) avaient ressenti la nécessité de créer la Société des Gens De Lettres (une espèce de syndicat des auteurs : la S.G.D.L., qui existe toujours mais semble avoir oublié sa mission première).

    Les Éditions Trégastel  se donnent pour objectif de publier des textes relatifs à l'humanité d'avant la sédentarisation, depuis  l'apparition  de la première représentante du genre homo jusqu'à la sédentarisation (ces textes seront donc essentiellement consacrés à la PALÉOPSYCHOLOGIE, à l'exclusion des textes ne traitant que de paléontologie humaine, de peu d'intérêt du point de vue de la psychoanalyse généralisée, qui réunit l'ontogenèse et la phylogenèse ; la PALÉOPSYCHOLOGIE s'oppose donc à la squelettologie des hominidés, dont elle n'a rien à apprendre). 

   Les ouvrages de psychanalyse ne s'intéressent qu'à l'ontogenèse psychique ; les Éditions Trégastel ne publieront donc que des textes de psychoanalyse relatifs à la phylogenèse psychique, que Freud appelait de tous ses vœux (deux sont déjà écrits et paraîtront après celui-ci, un autre est en cours d'écriture).

    Le lectorat est donc étroit, d'où la nécessité de rémunérer correctement le travail long et difficile des auteurs qui seront retenus.

    Dans cet objectif, le lecteur devra accepter de payer un prix élevé.

 

                                                                                    ***

    Cette "Contribution à l'histoire de l'Humanité" a pour origine une phrase de Freud dans "L'homme Moïse et la religion monothéiste".

    Cette phrase, la voici: "Ceci dit, je n'hésite pas à dire que les humains ont toujours su, de cette manière particulière, qu'ils ont eu un jour un père primitif et qu'ils l'ont mis à mort". 

    La question de la mise à mort, très discutable (et même très contestable et, à vrai dire, peu vraisemblable) n'est pas le problème : c'est ce qui précède qui pose question ! 

    Quand j'ai lu cette phrase, il y a très longtemps, j'ai immédiatement su, intimement, que Freud avait hésité (ce que semble confirmer l'abandon du "repas totémique"), car le "toujours" et le "un jour" rendent la phrase incohérente. 

    Mais c'est l'affirmation que "les humains ont toujours su" qui m'a le plus choqué, car un savoir s'acquière, en général, après de longues recherches, bien des hésitations, bien des tâtonnements et bien des échecs (que l'on pense à l'invention du biface, du feu, de l'arc ou de la double hélice de l'ADN !).

    [ Il était donc impossible que les humains aient "toujours" su (que la Terre était ronde, comment faire du feu, ou qu'ils avaient un père !). Depuis la lecture du "Discours de la Méthode", il y a bien longtemps, j'ai fait mien le conseil de Descartes : "Ne rien admettre que je n'ai démontré moi-même". Pas de paranoïa ici, mais du bon sens qui, comme le disait Descartes en préambule, est "la chose du monde la mieux partagée"...].

    Aussi me suis-je demandé comment Freud, cet homme vénérable et vénéré, avait-il pu écrire une telle chose ?

    Je me suis donc mis en tête de chercher la date de cette acquisition cognitive, ce fameux "jour" dont parle Freud. Je l'ignorais alors, mais se poser cette question, c'était remonter  très loin dans le temps, c'était s'engager en préhistoire, ce continent sombre (et non pas "noir") dont parle Freud.

    Le freudien s'est donc mis à lire Darwin.

    On chercherait vainement une de ses œuvres dans une bibliothèque de psychologie ; c'est pourtant le plus grand psychologue de tous les temps car il avait compris, à la fin de sa vie, après bien de vaines tentatives, que, quand l'homme apparaît, c'est à un psychologue (qu'il nomme !) qu'il appartient d'en rendre compte, non à un naturaliste, et que sa théorie de l'évolution (biologique) ne serait jamais achevée (à supposer qu'elle le soit un jour) sans une théorie de l'évolution psychique !

    J'ai donc lu également un nombre considérable de préhistoriens et de paléontologues humains, et, bien entendu, j'ai suivi avec la plus grande assiduité les cours de "paléoanthropologie" au Collège de France, en prenant consciencieusement des notes, dont certaines se sont révélées utiles pour mon projet. J'ai aussi tenté de lire les psychanalystes qui s'intéressaient à l'art pariétal, mais, sans surprise, je n'y ai rien trouvé de convainquant. 

    Naturellement, cela m'a pris du temps, beaucoup de temps : des dizaines d'années.

    Et, naturellement, cette date, je l'ai trouvée (on ne trouve pas toujours ce qu'on cherche, mais on ne trouve que si on cherche, c'est-à-dire si on se pose des questions : il est clair que si on croit que les humains ont "toujours su", alors on ne se pose pas de questions - puisqu'on a déjà la réponse - et donc on renonce à s'ouvrir la porte de la phylogenèse...) !

    Croire ou savoir, il faut choisir !

    J'ai donc choisi le plus difficile : tenter de savoir.

    C'est là que ma route s'est séparée de celle des dévots.

 

***

    Après avoir trouvé cette date, il fallait diffuser cette connaissance nouvelle qui bouleverse tout ce que nous croyions savoir sur nous-mêmes jusqu'à présent.

    C'est là que commencent les ennuis, car critiquer Freud sans le rejeter n'est pas chose facile, notamment à cause des freudologues qui se disent (et se croient, en toute bonne foi) freudiens, tiennent le haut du pavé et régissent les comités de lecture (d'où cette autoédition).

    C'est donc aussi de cette longue marche solitaire qu'il est question dans ce livre (en fait, c'est d'un itinéraire, d'un cheminement personnel, de caractère auto-analytique, qu'il s'agit ; le lecteur devra donc accepter momentanément des prises de position qui pourront heurter ses convictions et ne pas tenir grief à l'auteur de ces moments contestables (et qui seront contestés !) dont il a eu besoin pour arriver à ses fins (dont il ignorait tout au début de ce cheminement solitaire). Un autre serait passé par un autre chemin. L'histoire des sciences retiendra ce que fut le mien.

 

                                                                                  ***

 

    La technique psychanalytique repose sur des associations verbales totalement libres : le patient  doit s'efforcer de dire ce qui lui passe par la tête, sans chercher à construire son discours.

    C'est cette technique que j'ai retenue spontanément pour écrire ce livre. On ne s'étonnera donc pas d'y trouver mention de souvenirs personnels, notamment en ce qui concerne un traumatisme de la petite enfance (cinq ans) qui a joué un grand rôle dans ma vie.

    J'ai bien essayé, en un deuxième temps, de "gommer" les passages trop "personnels" (ou contestables) dont le lecteur n'a que faire (ou ces prises de position qui pourront scandaliser), mais l'écriture s'est tarie d'elle-même. J'ai donc renoncé à me censurer et me suis résolu à me livrer au lecteur, comme l'exige la technique qui m'a permis d'entrevoir le psychisme de nos ancêtres.

    Point d'exhibitionnisme ici donc, ni même de polémique, ou de comptes à régler, mais une nécessité interne, proche de l'autoanalyse.

    J'affirme que c'est cette totale liberté de ton qui m'a permis, au détour d'une phrase inconstruite, de comprendre le premier mot de vocabulaire des préhistoriques (après deux cents pages dont je ne savais pas où elles me mèneraient), dont j'étais loin de penser qu'il allait surgir, de lui-mêmemalgré moi, qui ne l'attendait pas (mais le reçut sans étonnement, comme allant de soi ; cette "écriture flottante" correspond en tous points à l'"écoute flottante" du psychanalyste).

    A ce jour, ma démarche m'a permis non seulement de décrypter une figure de l'art pariétal et plusieurs figures de l'art mobilier mais aussi de retrouver cinq mots du vocabulaire préhistorique (grâce à des "images-sons", un peu comme les hiéroglyphes).

    C'est peu, mais c'est beaucoup.

    Arriverons-nous jamais à reconstituer cette langue disparue?

    Je le crois, je l'espère, je le pense : ils ont laissé trop de traces pour que leur passage s'efface.

    Nous allons retrouver leur mémoire, qui est aussi un peu la nôtre.

    C'est même pour cela que nous allons y parvenir : en partant de la nôtre, nous retrouverons la leur.

  Cela prendra du temps, mais nous y parviendrons, grâce à la création d'un Institut de Paléopsychologie Humaine psychoanalytique (freudienne ou non, associé à l'Institut de Paléontologie Humaine) dont les éditions Trégastel publieront les ouvrages (peu nombreux en un premier temps).

    Nous retracerons également l'itinéraire cognitif du genre homo, de son apparition, il y a 2 500 000 ans environ, à la sédentarisation, il y a 10 000 ans environ, c'est-à-dire jusqu'à la cessation de l'art pariétal.

   Nous répondrons donc à la seule question qui vaille en préhistoire : POURQUOI L'ART PARIÉTAL  A-T-IL CESSÉ ?

    À bien y regarder, c'était la seule question qu'il fallait se poser...

 

                                                                         ***

 

                                                       

***

À propos de Giordano Bruno (mon nom de plume)

 

    De même que j'ai été violemment choqué que Freud ait soutenu que nous avons "toujours su" que nous avions eu un père, j'ai été choqué, violemment, là encore, scandalisé même, quand Jean-Paul II a soutenu que Giordano Bruno n'était pas un authentique savant en disant : "le copernicisme de Bruno ne présente aucun intérêt au plan des raisons scientifiques".

    Nous verrons qu'en reprenant les conclusions de la commission des cardinaux qu'il avait nommée afin de l'éclairer sur le problème que Galilée et Giordano Bruno avaient posé à ses prédécesseurs, Jean-Paul II a défendu une conception erronée de la science, que ce livre restaure : ainsi donc, Jean-François Champollion n'était pas un scientifique (parce que sa découverte n'était pas chiffrée ? ! ? ! ? !).

    Ainsi donc, selon cette approche, ceux qui rendront compte de l'art pariétal ne seraient pas des scientifiques, mais des idéologues ?

    Giordano Bruno prouve que la compréhension (intellectuelle)  précède la démonstration (chiffrée).

    De même, lorsque Newton (grâce à Giordano Bruno qui avait compris la gravitation locale)  voit la pomme tomber de l'arbre il comprend, mais n'explique rien à cet instant précis (c'est ce que les badauds appellent "l'intuition").

    Ainsi donc, la science serait possible sans "l'intuition" ?

    Ainsi, lorsque Blaise Pascal distingue "l'esprit de finesse" de "l'esprit de géométrie", il serait, lui aussi, dans l'erreur ?

    Il est de la plus haute importance de réhabiliter l'esprit de finesse dont étaient dépourvus les cardinaux, et dont étaient empreints Giordano Bruno et Champollion.

    Le refus de réviser le jugement qui a condamné au bûcher Giordano Bruno est un refus de condamner la pratique radicale, intégriste qui prévalait dans un contexte de guerre de religions entre catholiques et protestants, doublée d'une lecture fondamentaliste de la Bible.

    Il est important de réhabiliter Giordano Bruno, car si les catholiques et les protestants ont enterré la hache de guerre, de telles pratiques meurtrières ont encore cours aujourd'hui, au Moyen Orient par exemple. Ne serait-ce pas l'absence de cet aggiornamento qui empêche Léon XIV de téléphoner à l'ayatollah Khamenei pour lui demander d'arrêter de tuer au nom de Dieu?

 

À propos de nous

Les Éditions Trégastel sont le fruit d'un rejet des pratiques abusives des éditeurs actuels qui, tous, même les plus réputés, spolient les auteurs de leurs droits en leur imposant des contrats léonins.

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